L’université, notre alma mater

Publié le 7 avril 2021

Temps de lecture estimé à 3 minutes

Au plus profond de l’adn des Sœurs Trinitaires, bien connues de nos communautés pour leurs activités pastorales, se trouvent, outre la mission de soigner, celle d’enseigner. Par le biais de leur chapitre général, elles ont participé et participent encore, aux financements de l’enseignement catholique de l’Université de Genève. Une « chaire », pour usurper un vocable pas tout à fait opportun, a été créée il y a quelque cinq ans, grâce notamment au soutien d’un honorable membre de la traditionnelle société genevoise M. Thierry Fauchier Magnan[1].

Elle est née pour répondre à un certain malaise. Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, certaines positions de l’Église catholique étaient floues ; des positions telles l’adaptation à certains changements sociaux, étaient mal compris, s’ils n’étaient pas carrément mal expliqués ! Le but de cet enseignement est donc aujourd’hui de clarifier ces positions, voire ces valeurs. Et ce, dans une démarche universitaire, accompagnée de méthodes scientifiques.

A ce jour, des branches aussi profondément catholiques que la mariologie font l’objet d’une attention toute particulière de la part de la Faculté de théologie protestante de Genève[2].

Ce qui nous intéresse particulièrement ici, ce sont les cours et les conférences dispensés par ladite institution : en 2019, Joseph Famérée[3], sur ce qui a changé dans l’Église catholique depuis Vatican II, sur son mode de gouvernement, monarchie ou démocratie, et sur une vision œcuménique du ministère de l’évêque de Rome[4].

Le programme de ce semestre, un peu bousculé par les contraintes sanitaires, s’intitule « Théologie et Biographie, relecture trinitaire d’une relation précaire ». Cette formation explore la branche de la théologie fondamentale, appelée aussi systémique.

Sur la durée, le programme se veut explorateur des différentes matières de la théologie catholique. Comme toujours, l’œcuménisme a ici apporté son lot de bénéfices. Répondre aux questionnements des étudiants d’autres facultés concernant le catholicisme et son Église est un des buts poursuivis. Comme l’AOT dans son esprit, mais pour une autre audience.


[1] Anciennement associé de la banque Mirabaud & Cie SA, un des pères de cet enseignement catholique

[2] Son histoire sous www.unige.ch/theologie/faculte/historique.

[3] Prêtre de la Société du Sacré-Cœur (Déhonien) et théologien belge, professeur à la Faculté de théologie de l’Université catholique de Louvain, dont il est le doyen depuis 2012.

[4] Conférences disponibles en ligne www.unige.ch/theologie/actualites/enseignement-de-theologie-catholique-cycle-de-conferences-publiques/

Pour la gloire de Dieu

Pour la gloire de Dieu

Très humaine cette expression. Et utilisée à tort et à travers. Comment, en effet, pouvons-nous décider de ce qui peut faire Sa gloire ? Et en a-t-il vraiment besoin ? Autant de questions dont les réponses connues sont quelque peu … terrestres. Cela ne...

lire la suite…
Que Dieu bénisse l’Amérique

Que Dieu bénisse l’Amérique

M’est avis que, dans une religion, soit on prend tout, soit on ne prend rien. Ne disséquer que les arguments, dans les écritures ou ailleurs, qui correspondent à nos valeurs, revient à se faire son propre dieu. Par exemple, ne défendre que les vies enlevées lors...

lire la suite…
Messe, le retour …

Messe, le retour …

Genève, ma ville, a souvent été le théâtre de conflits socialo-spirituels. A commencer par la Réforme accompagnée par Calvin, en passant par la séparation de l’église et de l’état sous l’influence française, sans oublier les échos locaux du Sonderbund. Probablement...

lire la suite…